Mot du Doyen

Chers Amis,

La vision de notre Faculté se base sur la vision de ceux qui l’ont créé en 1999. Il est d’actualité, aujourd’hui comme autrefois, de mettre en relief - pour paraphraser l’un des principes de la Charte de l’USJ - « l’ouverture aux questions fondamentales qui se posent à la conscience de l’être humain sur le pourquoi et le comment de sa vie ; une ouverture qui est – à la fois – le chemin habituel vers la reconnaissance du mystère de Dieu et le garant pour la liberté et la dignité humaines (…) »

Bien entendu, les défis que la FSR a à y relever sont légion. À titre d’exemple, chacun d’entre nous peut observer une grande méconnaissance de la religion d’autrui, souvent aussi une connaissance assez superficielle de sa propre confession. Il n’est pas rare non plus d’y constater une méfiance, voire une hostilité, sans parler de l’instrumentalisation de la religion qui - de temps à autre – est si forte qu’elle nuit au « faire ensemble » non seulement entre les musulmans et les chrétiens mais entre toutes les personnes de bonne volonté.

En fait, les institutions que regroupe la FSR (DSR, ISSR, IEIC, CEDRAC, CERPOC ou POC) ont toutes pour vocation de chercher, en essayant de dépasser l’ignorance, des préjugés, le sectarisme ou encore le consensus mou, à promouvoir un humanisme digne de ce mot. Concrètement, cela demande de s’assurer d’une bonne qualité de l’enseignement et de la recherche, de l’attention aux multiples changements sociaux, économiques et religieux. Cela implique également la prise en compte de la globalisation et de son paradoxe collatéral qu’est l’émiettement de notre monde.

Étant donné que chaque génération est appelée à reconquérir toujours à frais nouveau ses convictions, quel que soit le progrès qui - entre parenthèses - nous offre de nouvelles possibilités pour le bien et des possibilités abyssales de mal, il est essentiel que la FSR contribue à la formation des  consciences, à la promotion du dialogue qui manifeste ses implications en vue de plus de justice et de paix dans le comportement existentiel de ses partenaires.

En fait, c’est toute l’Université Saint-Joseph, crée déjà il y a 142 ans, qui s’investit afin de construire chez ses jeunes Libanaises et Libanais la capacité aussi bien de faire les bonnes actions aux bons moments que d’avoir « des cœurs qui voient », comme le dirait le Pape Benoît XVI. Dans un monde toujours plus interdépendant et toujours plus émietté, une telle tâche (passionnante en soi) semble être énorme, certes, mais – en même temps – de multiples exemples de ceux et celles qui ont déjà effectué leur parcours académique dans notre Alma Mater, ou qui sont encore en train de l’accomplir, nous permettent d’affirmer que cette tâche n’est pas impossible à réaliser.